Trouver un logement étudiant

Logement
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Chaque année, au moment de la rentrée, des milliers d’étudiants et de parents partent à la recherche d’un logement meublé. Les demandeurs sont plus nombreux que les loueurs, notamment pour les loyers abordables. La caution des parents ou d’un proche est un élément déterminant pour la signature du bail.

L’étudiant débrouillard devra naviguer entre les offres traditionnelles tout en cherchant des plans plus originaux.

 

 1 - Tenter une résidence universitaire

 

Les résidences universitaires présentent sur le marché le meilleur qualité/prix, et les demandes affluent en masse. Les étudiants boursiers et ceux n’ayant pas le soutien de leurs parents sont les premiers choisis pour accéder à ce type de logement. Encore faut-il que les dossiers administratifs soient remplis dans les temps impartis.

Il faut distinguer deux types de logements universitaires : les cités universitaires et les logements conventionnés.

Les cités universitaires

Chaque ville universitaire possède une résidence attitrée aux étudiants. Ces résidences sont administrées  par le Crous,  qui gère également les logements conventionnés. Pour faire une demande de logement,  il suffit de remplir le dossier social étudiant avant le 30 avril de chaque année en mettant en avant votre manque réel de ressources.

Le niveau du loyer n'excède pas les 220 € par mois, pour une petite chambre individuelle de 9 m² avec cuisine et sanitaires collectifs. Vous pouvez y séjourner durant toute l’année scolaire, c'est-à-dire de septembre à juin.

Pour les étudiants démunis, il est possible d’obtenir une aide financière, l'ASL (Allocation logement à caractère social), qui peut prendre en charge une partie du  loyer. La demande se fait auprès de la CAF (Caisses d'Allocations familiales), de même pour les APL (Aide Personnalisée au Logement).

 

Les logements conventionnés

Les logements conventionnés sont plus onéreux tout en étant raisonnables (400 euros par mois), pour un espace et des conditions de vie plus agréable : entre 21 à 31 m² meublés, sanitaires et cuisine compris, et disponibles également de septembre à août.

Ces logements sont exonérés de taxe d'habitation. Grâce aux APL, vous pouvez réduire vos mensualités de moitié.

Pour plus d'informations :

 

2 - Trouver une location meublée abordable €

 

Nombreux sont ceux qui n’accéderont pas aux résidences étudiantes et devront trouver par eux-mêmes un logement au loyer abordable.

Le fait d’avoir une voiture, notamment en province, ouvre des perspectives de location plus importantes et moins chères en périphérie de ville que les offres intra-muros. Il faut prendre également en considération les dépenses d’essence qui ne sont pas négligeables dans le budget global.

Les supports gratuits de petites annonces proposant des chambres et des logements d’étudiants sont nombreux. Vous trouverez également des annonces sur le tableau d’affichage des écoles supérieures et dans les commerces de proximité. Le Crous reçoit également des annonces d’appartements à petit prix.

Des sites de location entre particuliers proposent également régulièrement des logements étudiants. L’intérêt est d’économiser les frais d’agence. En tant qu’étudiant, vous avez également accès aux APL. Il existe aussi des sites qui, moyennant un abonnement à l’année, vous donnent accès aux annonces de location de la ville que vous ciblez. Cela peut être utile, notamment pour ceux qui s’y prennent un peu tard dans leur recherche. Vous pouvez aussi partager le coût de l’abonnement à plusieurs.

De nombreux particuliers dans les villes universitaires ont pris un statut de loueur meublé professionnel sans avoir le même professionnalisme qu’une agence immobilière. Il est donc important de se prémunir contre tout abus en respectant les quelques règles ci-dessous.

 

Quelques règles importantes dans la location d’un meublé :

      • signer un bail et faire un état des lieux précis ;
      • faire l’inventaire du matériel et de son état de fonctionnement ;
      • déterminer le montant et le contenu des charges ;
      • vérifier que la taxe d’habitation reste à la charge du loueur ;
      • prendre une assurance habitation ;
      • négocier pour que le loueur n’encaisse qu’un mois de caution sur deux ;
      • dès la première semaine de votre entrée dans les lieux, signalez tous les dysfonctionnements identifiés.

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3 - Se loger chez un sénior 

 

Depuis 2004, le logement intergénérationnel, c'est-à-dire la cohabitation entre un sénior et un étudiant, se développe de plus en plus. Dans ce cadre, une personne senior met à disposition d’un étudiant une chambre décente en contrepartie d’un peu de compagnie, d’une aide pour certaines tâches de la vie quotidienne (faire les courses, sortir le chien, tondre la pelouse, partager un repas…), et parfois d'une participation financière pour les charges d’eau, de gaz et d’électricité.

Ce concept a pour objectifs de lutter contre l’isolement des seniors, de répondre à la crise du logement étudiant et de renforcer la solidarité entre les générations.

Cette solution est plutôt dédiée aux étudiants studieux en manque de ressources, appréciant les personnes âgées et prêts à leur apporter un peu de leur temps.

De plus en plus courant, ce concept est désormais encadré par une charte de bonnes pratiques, qui a été rédigée pour fixer des règles de bonne conduite et encadrer la cohabitation entre le senior et l’étudiant.

Pour accéder à ce mode de logement vous pouvez passer par l'une des associations du réseau Cosi, ou faire appel à des associations en charge de cette mise en relation afin de former les binômes  les plus  adéquats. Par ailleurs, certaines d'entre elles peuvent réclamer une compensation, sous forme de frais de dossier.

Sur le plan légal, le sénior doit obligatoirement signer une convention d'hébergement et déclarer votre présence à son assurance.

Pour plus d'informations : 

 

 4 - Expérimenter les autres alternatives de logement possibles 

 

La location chez l'habitant est une option moins onéreuse que la location d’un studio et, pour les moins relationnels, plus facile à gérer que le logement intergénérationnel. De plus en plus de particuliers font des aménagements dans leur habitation afin de proposer des chambres indépendantes.

 

Troquer la chambre de votre enfant  avec une famille qui comme vous recherche une chambre pour l'un des siens. Votre enfant libère sa chambre pour faire des études loin du domicile familial. Il se peut que, dans le même temps, un autre enfant vienne dans votre ville pour faire ses études et libère également sa chambre dans la ville où votre enfant va étudier.

Pourquoi ne pas échanger les chambres de vos enfants et les confier aux bons soins de chaque famille ?

Cela correspond à l’idée de l’échange de correspondants, mais entre familles du même pays.

 

La colocation, fortement développé dans les pays anglo-saxons,  consiste à partager un logement à plusieurs (au moins deux personnes) tout en étant chacun signataire d’un contrat de location avec le même propriétaire.

La colocation peut donner lieu :

      • soit à plusieurs contrats de location (autant de baux que de locataires), chaque colocataire signant individuellement un contrat avec le bailleur : le propriétaire accorde à chacun un droit de jouissance exclusif sur certaines pièces de l’appartement, et un accès à usage commun pour certaines autres pièces, telles que la cuisine ou les sanitaires ;
      • soit à un contrat de location (bail) unique, signé par tous les colocataires : dans ce cas, le bailleur signe un seul bail avec tous les colocataires, laissant ensuite ceux-ci organiser ensemble le partage de l’espace loué.

La colocation n’est pas un régime juridique en soi. Elle est soumise au régime juridique dont relève le logement, soit logement vide, soit meublé. Pour être colocataire, et donc avoir des droits et obligations vis-à-vis du bailleur, il faut être signataire d’un bail : les personnes qui occupent un logement sans lien juridique avec le locataire, qui a signé seul le bail, n’ont aucun droit sur le logement. Elles sont occupantes sans titre et dans une situation précaire,  même si elles participent au paiement du loyer.

 

Règles pour réussir sa colocation

Le bon déroulement d’une colocation implique une entente correcte entre les colocataires. Ils doivent, en effet, s’organiser pour gérer les dépenses communes (loyers, charges, taxe d’habitation, abonnements divers : électricité, gaz, téléphone, internet...) en respectant un minimum de règles d’utilisation et d’entretien des parties ou équipements communs (cuisine, salle de bains, séjour, frigidaire...). L’établissement par les colocataires d’un « règlement intérieur » à la colocation peut être utile pour prévoir notamment la répartition des factures,  savoir qui se chargera de leur règlement aux créanciers, connaître comment sera réglée la question d’éventuelles dégradations des équipements ou parties communes du logement.

Cette forme d'hébergement commence à apparaître auprès des familles monoparentales qui peuvent y trouver une réduction de leurs charges, mais aussi un partage entre personnes vivant la même situation familiale.

Si la formule peut paraître avantageuse, elle n’est pas toujours facile à vivre en fonction des caractères des uns et des autres et de nos habitudes de vie. Cela reste néanmoins une bonne option pour obtenir un logement avec un prix correct et la possibilité de se faire des nouveaux amis.

Cette formule s’est fortement développée dans de nombreux pays et devrait prendre de l’ampleur , en France, dans les années à venir.

Pour plus d'informations :

 

Pensez également  à utiliser mon ECOCITY pour poster vos besoins en matière de logement. En indiquant sur votre fiche le nom de la ville où vous comptez vous rendre vous pourrez lire les annonces mon ECOCITY concernant les offres de location.