POINTS DE REPERES

Solidarité
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POINTS DE REPERES

POINTS DE REPERES

 

 

Dans notre guide du "Vivre mieux ensemble en dépendant moins" (téléchargeable gratuitement sur ce site)  vous trouverez des termes spécifiques en lien avec cette économie de transition portée par la consommation collaborative.  Tous ces mots illustrant un mode d'échange et de consommation, comme don, troc, échange, collaboratif, partage... privilégient une économie de l'usage plus que de la propriété. Ces nouveaux  modes de consommation agissent aux trois niveaux du Développement Durable : source d'économie pour les utilisateurs, écologique pour l'environnement et créateur de liens sociaux.

 

A travers des exemples simples, nous illustrerons chacun des actes construisant cette nouvelle économie du partage afin de les différencier et de mieux les comprendre

 

 Consommation collaborative

Le vocable consommation collaborative englobe pour de nombreux auteurs tout ce qui va permettre d’optimiser la durée de vie d’un produit, son usage via différents utilisateurs, sa propriété ainsi que ses différentes formes de distribution et d’acquisition. Plus nous consommons sans chercher à posséder, plus nous partageons et/ou achetons nos biens avec d’autres utilisateurs, plus nous développons une attitude collaborative. Nous distinguerons l'économie collaborative de l'économie du partage. La première est plutôt basée sur une consommation collaborative marchande. La seconde met en avant des échanges entre particuliers sans interface financière ni intermédiaires.

 

Economie collaborative

Celle-ci correspond à un échange de service entre des personnes propriétaires de leurs biens les proposant ponctuellement à d'autres citoyens sans que ceux-ci aient le besoin de les acheter.  Dans ce cas, il y a une transaction marchande entre le propriétaire et le futur usager, souvent  inférieure  de 25 à 50% du prix du marché. C'est le principe du co-voiturage, de l'autopartage, de la location d'une chambre chez un particulier ou d'un outil. Le regroupement de consommateurs  pour acheter les produits locaux  auprès des réseaux AMAP et la ruche qui dit OUI font parti de cette économie dite collaborative.

La vente de produits d’occasion lors d'un vide-grenier ou d'un vide-dressing est à la fois une attitude collaborative, une posture anti-gaspillage et  un moyen de récupérer de l’argent ou d’en dépenser moins.

Cette économie collaborative fait ressortir deux axes de développement différents. L'un basé sur des services marchands via des intermédiaires (blablacar, airbnb, drivy...) et le second sur des prestations gratuites et/ou sans frais de transaction (Système d'Echanges Locaux, don, partage...).

 

Economie du partage

Il existe de nombreux modes de consommation collaborative sans monétarisation illustrant cette économie du partage consistant pour des particuliers à échanger des services et produits sans intermédiaires . Certaines personnes, propriétaire d’un véhicule, favorisent la gratuité en prenant des auto-stoppeurs. Elles développent une posture de partage comme le font les « couchsurfers » hébergeant gratuitement des voyageurs chez eux. Toujours dans cette notion de partage sans flux financier, nous trouvons de nombreuses pratiques et attitudes humaines et économiques.

Prenons l’exemple de Paul et de son voisin Eric : ce dernier a besoin d’une remorque, Paul lui prête la sienne en toute sympathie. Il pratique le prêt gratuit. Quelques jours plus tard, la voiture de Paul tombe en panne, alors qu’il a un RDV important. Eric fait un détour pour le déposer. Il fait preuve d’entraide. La maison d’Eric brûle. La famille de Paul l’héberge le temps pour lui de trouver une solution et lui donne des vêtements. Elle fait preuve de solidarité.

Paul prête à Eric sa remorque, lequel, en retour, met sa tondeuse à la disposition de Paul. Ils font un échange. Paul offre sa remorque à une association humanitaire, il fait un don. Il échange sa remorque contre une tondeuse et pratique ainsi le troc.

 

Paul, Eric et leurs voisins décident ensemble d’acheter une tondeuse pour leur zone pavillonnaire ;  ils développent une attitude « dite » collectiviste et deviennent tous propriétaires de la machine. Paul amène sa remorque, Eric sa tondeuse et Marc sa voiture, afin de tondre les différentes parcelles de jardin. Ils adoptent une posture coopérative.

Tous ces exemples font partis de  cette économie du partage consistant pour des particuliers à échanger des services et produits sans intermédiaires.

 

Economie circulaire

L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de « refermer le cycle de vie » des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie.  Dans ce type d’économie les flux sortant tels que déchets ou produits toxiques sont ré-intégrés dans le processus de production comme matières première industrielles ou agricoles.

Dans cette perspective,  chaque produit est  conçu en anticipant son recyclage avec  des ordures intégralement valorisées… Le déchet d'un produit devient la matière de l'autre.

site : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-enjeux-de-l-economie.html.

 

Economie de fonctionnalité

C' est un modèle de production, de distribution et de consommation de services qui repose sur le passage de la vente d’un bien à la vente de son usage. La valeur d’un produit réside désormais dans sa fonction. Cette logique encourage une conception adaptée des biens de consommation, leur mutualisation leur réutilisation, leur modularité et leur gestion en fin de vie par le fabricant. La durabilité des produits devient un facteur essentiel et évite l’obsolescence programmée.

Le fabricant de voiture va vendre l’usage de celle-ci (ex autolib) plutôt que le produit lui-même. Cela revient donc dans ce cas à utiliser et immobiliser moins de ressources naturelles, pour le même service rendu. de la même manière,  un fabricant de moquette met ses produits à disposition de ses clients (soit à la vente soit en location) moyennant une condition de reprise au bout de x années et remplacement par du neuf! La matière ainsi récupérée est réintégrée dans le processus de fabrication.

 

Site : http://www.institut-economie-circulaire.fr/